Tout a commencé par une belle soirée de printemps, une dernière petite bière à St Lazarre avant le grand départ. Le vol est sans histoire, le pilote est solide : au moins il voit où il va !
Emirates oblige, on fait escale à Dubaï. Ce qui me donne droit à un petit survol nocturne de l'Irak. Vu d'en haut et avec tous ces puits de pétrole qui rougeoient dans la nuit, le désert prend des airs de Mordor.
Je regarde tout ce qu'il y'a de regardable comme films à bord, et 6h après c'est déjà Dubaï. Il a l'air de faire bien chaud dehors mais comme je n'y ait pas mis un orteil je ne saurais trop vous dire. Deuxième avion direction Shanghai. Le système d'entertainment à bord subit "de légers dysfonctionnements". Il n'y a rien d'autre à faire donc je m'endort paisiblement derrière une rangée de bambins en couches-culottes qui n'avaient pas l'air d'apprécier le voyage.
Arrivée à Shanghai, 2h du matin, sous la pluie. Une bonne petite bouffée de chaleure humide dans la face...on se croirait presque de retour à la maison !
Les premiers jours se passent twanquillement dans une auberge de jeunesse plutôt cozy, à deux pas de People's Square : l'un des gros centres de Shanghai. Le temps que Mathou négocie avec le volcan, le stage commence et on passe nos premiers jours à chercher un logement. Après quelques galères avec les agences immobilières locales on décide de chercher une place dans une coloc. chancun de notre côté, sachant que les offres foisonnent sur le web.
Le problème aurait pu se résoudre rapidement (je suis installé avec un coloc chinois depuis une semaine) mais c'était sans compter sur l'effet qu'a pu avoir un petit chaton sur l'esprit désemparré de notre chère Mathou : pas évident de trouver une coloc. bien située, avec des gens bien, pas trop chère, et critère suprême : avec un petit chaton...
Mais tout va bien qui finnit bien elle a enfin trouvé coloc. a son pied et emménage sous peu avec 5 autres expats.
Quelques mots sur le stage quand même, il va vraiment falloir trouver autre chose, car le travail ne va pas pouvoir nous occuper pendant trois mois. Bon en même temps, à part le piaillement des pipelettes sur le bureau d'à coté, on peut pas dire que ce soit le grand stress. Moi ça me rérange pas tant de pas faire grand chose, mais je crois que Mathou commence à trouver le temps long !
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